GROUPE FINANCIA : Monique Carine Ondoa Enyegue prend les rênes du Secrétariat général

Le Groupe FINANCIA a officialisé la nomination de Monique Carine Ondoa Enyegue au poste de Secrétaire Générale Groupe, une décision effective depuis le 1er janvier 2026. Après dix-sept années au cœur de la maison, cette professionnelle de l’ingénierie financière change d’échelle : d’un rôle de « faiseuse » de projets à une fonction de chef d’orchestre institutionnel, chargée d’aligner les entités, de sécuriser les processus et de renforcer la cohérence d’ensemble, dans un environnement régional où la conformité, la performance opérationnelle et la crédibilité de marché pèsent autant que la capacité à structurer des transactions.
Une nomination qui dit quelque chose de la trajectoire de FINANCIA
Dans les groupes financiers panafricains, le Secrétariat général n’est pas un poste « administratif ». C’est un nœud de gouvernance : coordination inter-filiales, suivi des décisions, gestion des priorités, articulation entre direction générale, métiers et fonctions support. Chez FINANCIA, l’enjeu est d’autant plus structurant que le groupe intervient à la fois sur la finance d’investissement, les PPP, les infrastructures, l’immobilier et la gestion d’actifs, via plusieurs entités dont FINANCIA Capital, FINANCIA Asset Management et FINANCIA Properties.
La montée de Monique Carine Ondoa Enyegue au Secrétariat général s’inscrit ainsi dans une logique lisible : stabiliser la colonne vertébrale organisationnelle à mesure que les métiers se diversifient, que les exigences de reporting se renforcent et que les opérations deviennent plus transversales.
Une mission centrale : coordonner, harmoniser, sécuriser
Dans ses nouvelles fonctions, la Secrétaire Générale Groupe est annoncée comme responsable de la coordination des activités des différentes entités, du contrôle de la gouvernance, du maintien de la cohérence institutionnelle et de l’optimisation de l’efficacité opérationnelle. Autrement dit : faire circuler l’information, fiabiliser les circuits de validation, accélérer la prise de décision, et réduire les frictions entre filiales.
Dans un groupe positionné sur des opérations complexes (structuration, intermédiation, ingénierie, montages projet), ce rôle devient un levier de compétitivité. Car un deal ne se gagne pas uniquement sur le pricing ou l’expertise technique, mais aussi sur la capacité à exécuter : délais, coordination, conformité, documentation, gouvernance, la mécanique invisible qui permet à la finance de produire du réel.
17 ans dans la maison : l’ADN de l’exécution
Le parcours de Monique Carine Ondoa Enyegue est d’abord celui d’une professionnelle construite « de l’intérieur ». Selon les éléments communiqués, elle cumule dix-sept années au sein du groupe, avec un fil rouge : le pilotage et la clôture de projets complexes.
Les informations publiques disponibles sur FINANCIA la présentent comme ayant rejoint FINANCIA Capital en 2008, avec une trajectoire marquée par des missions stratégiques au sein de l’institution. Son profil académique est rattaché à l’Université Pierre-Mendès-France (Grenoble), avec un master en management et économie.
Cette combinaison, formation orientée analyse/management et expérience longue dans l’exécution éclaire la logique de sa nomination : FINANCIA place à ce poste une dirigeante rompue au terrain, capable de parler à la fois la langue des projets, des risques, du suivi opérationnel et des arbitrages de gouvernance.
De l’analyse financière à la conduite de projets : un profil « transactionnel »
Dans les métiers de banque d’investissement et de conseil financier, les trajectoires les plus robustes sont souvent celles qui passent par l’analyse : décortiquer une entreprise, un modèle économique, une structure de financement, une documentation contractuelle. L’expérience initiale en analyse financière (mentionnée dans les éléments communiqués) est un socle logique pour évoluer vers la conduite de projets, où l’on doit tenir ensemble : calendrier, parties prenantes, modélisation, risques, négociations, processus de décision.
Or, FINANCIA revendique justement un positionnement de prestataire de services d’investissement offrant du conseil financier, de l’ingénierie financière, de la structuration de projet, de l’intermédiation et des activités de gestion. Le Secrétariat général, dans cette architecture, doit assurer que les « promesses commerciales » se traduisent en livrables : gouvernance documentée, processus sécurisés, décisions traçables, coordination efficace.
FINANCIA en zone CEMAC : croissance, régulation et crédibilité
La nomination intervient alors que le groupe consolide sa présence et ses métiers en zone CEMAC. L’actualité récente du périmètre illustre un mouvement clair : structurer des véhicules et des solutions d’investissement, notamment dans l’immobilier, un segment où la régulation et la confiance du marché sont déterminantes.
FINANCIA Asset Management, par exemple, a été présentée comme une entité pionnière sur la gestion d’actifs immobiliers dans la sous-région, avec des initiatives liées aux OPCI et un environnement supervisé par la COSUMAF. Cette montée en puissance a une conséquence directe : plus les métiers deviennent régulés, structurés et interconnectés, plus la discipline de gouvernance et l’efficacité d’exécution deviennent stratégiques.
C’est précisément là que le Secrétariat général pèse : il crée les conditions internes d’une crédibilité externe.
Une transition validée au sommet du groupe
La décision a été validée par la présidence du groupe, assumée par Serge Yanic Nana, figure connue de l’écosystème financier camerounais et régional, associé à FINANCIA Capital. Dans les éléments communiqués, la transition est actée par un document daté du 5 janvier 2026 à Douala, confirmant l’orientation managériale retenue pour l’exercice en cours.
Patrick Tchounjo



