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BANGE Bank Bénin ouvre un centre d’affaires PME-PMI à Cotonou et accélère sa stratégie de proximité

Le 29 janvier 2026, sur l’avenue Steinmetz à Cotonou, BANGE Bank Bénin a coupé un ruban qui dit plus qu’une simple expansion de réseau. Avec l’inauguration de sa cinquième agence sur le territoire béninois, l’institution installe un format particulier : une agence pensée comme un centre d’affaires dédié aux PME et PMI, ces entreprises qui portent l’emploi, structurent la chaîne d’approvisionnement et se heurtent, trop souvent, à une même équation. Elles ont des marchés, parfois une croissance, mais pas toujours le financement calibré pour transformer l’activité en capacité industrielle.

Dans un paysage bancaire où la conquête des dépôts ne suffit plus à raconter une stratégie, BANGE affiche une ambition plus ciblée : renforcer la proximité avec les acteurs économiques locaux et proposer des solutions de financement adaptées aux réalités du marché. Autrement dit, passer d’une banque de guichet à une banque d’accompagnement, au plus près du quotidien des entrepreneurs.

Une cinquième agence, mais un concept : le “business center” pour les entreprises

L’adresse est choisie comme un signal. Avenue Steinmetz, artère connue de la dynamique économique de Cotonou, la banque installe une infrastructure qui se présente comme un centre d’affaires, conçu pour les besoins spécifiques des petites et moyennes entreprises, et des petites et moyennes industries. L’idée n’est pas seulement d’ouvrir un point de service supplémentaire. Elle consiste à proposer un espace où l’entreprise n’est pas reçue comme un client de passage, mais comme un dossier à structurer, un projet à financer, une activité à sécuriser.

En filigrane, la banque semble répondre à un enjeu bien identifié dans l’économie béninoise : la croissance des PME existe, mais le saut vers la productivité, l’industrialisation légère et la formalisation reste souvent freiné par l’accès au crédit, la qualité des garanties, la préparation des business plans ou la gestion de trésorerie. Un centre d’affaires, dans cette logique, devient une interface entre les besoins réels des entrepreneurs et les exigences de la banque.

“La maison mère accompagne ses filiales” : un message de gouvernance et de méthode

Lors de la cérémonie, le Directeur Général du Groupe BANGE, Moyo Avoro, a rappelé un principe que les groupes bancaires aiment mettre en avant lorsqu’ils se déploient : la solidité vient d’abord de la gouvernance. Il a souligné que le rôle de la structure mère est d’accompagner ses filiales, en apportant un appui en gouvernance et en expertise pour garantir le bon fonctionnement des opérations au niveau local.

Ce type de discours n’est jamais neutre. Sur un marché où les clients entreprises évaluent autant la capacité de financement que la fiabilité opérationnelle, insister sur la séparation des fonctions entre les directions et le conseil d’administration revient à dire une chose : la banque veut grandir, mais sans improvisation. Pour les PME, qui cherchent surtout de la prévisibilité dans la relation bancaire, la rigueur de gestion est souvent un critère aussi important que le taux.

La vision locale : combiner le physique et le digital pour capter l’entrepreneur

Le Directeur Général de BANGE Bank Bénin, Mel Landry Lasme, a posé le cadre de ce nouveau centre d’affaires : offrir des solutions innovantes et accessibles, combinant présence physique via des agences stratégiques et déploiement de services digitaux performants. Dans les faits, cette approche répond à une attente précise des PME : aller vite, éviter les lourdeurs, et accéder à des services bancaires efficaces sans multiplier les déplacements.

C’est toute la tension du modèle PME en Afrique de l’Ouest : l’entrepreneur veut une banque disponible, capable d’analyser rapidement un besoin de trésorerie, de financer une commande, d’accompagner un investissement, mais il veut aussi la simplicité des outils digitaux pour payer, encaisser, suivre ses flux, documenter ses transactions. Une agence dédiée devient alors un point d’appui humain, pendant que le digital devient l’accélérateur des opérations.

BANGE Business Plus : financer des secteurs “réels”, au cœur de l’économie

La colonne vertébrale de l’offre annoncée s’appuie sur le programme BANGE Business Plus, présenté comme un dispositif de financement pour des secteurs variés. BTP, services, agrobusiness, tourisme, commerce général, éducation : la liste ressemble à une cartographie des activités qui alimentent l’économie béninoise, entre infrastructures, chaînes agroalimentaires, services urbains, commerce et capital humain.

Ce choix sectoriel raconte une stratégie classique mais exigeante : celle de la banque qui veut être présente là où l’économie produit, pas seulement là où elle consomme. Les PMI, en particulier, ont besoin de financements plus longs, de crédits d’équipement, de facilités de caisse structurées et d’un accompagnement sur la gestion des cycles. Une agence dédiée, si elle tient sa promesse, peut servir de passerelle entre les besoins d’investissement productif et la logique de risque bancaire.

“Stabilité et paix” : pourquoi le Bénin attire les stratégies d’expansion

Le Président du Conseil d’Administration, Martin Ebe MBA, a salué la dynamique observée au Bénin, en soulignant que la stabilité et la paix constituent des facteurs déterminants pour l’implantation et la croissance des activités bancaires. Dans la bouche d’un PCA, cet argument n’est pas seulement institutionnel. Il est financier. La stabilité réduit le risque pays, améliore la prévisibilité des flux, encourage l’investissement privé et renforce la confiance dans le système bancaire.

C’est aussi un message adressé aux entrepreneurs : une banque qui investit dans son réseau et dans un centre d’affaires dédié aux PME signale qu’elle veut s’installer durablement, et construire des relations de long terme avec le tissu économique local.

Cinq agences et une orientation : BANGE veut gagner la bataille des PME

Avec cette inauguration, BANGE Bank Bénin porte à cinq le nombre de ses agences sur le sol béninois. Mais l’information la plus structurante n’est pas le chiffre. C’est l’angle. En choisissant un centre d’affaires spécialisé, la banque indique qu’elle veut se positionner sur un segment stratégique, celui des PME-PMI, là où se décide l’industrialisation réelle, celle qui transforme les matières, stabilise l’emploi, et construit des champions locaux.

À Cotonou, le centre d’affaires de l’avenue Steinmetz ouvre donc une nouvelle étape : celle d’une banque qui ne veut pas seulement être visible, mais utile, en traduisant l’accompagnement des entrepreneurs en produits de financement concrets, en expertise, et en exécution rapide. Dans un marché où les PME demandent moins de discours et plus de solutions, c’est là que se jouera la crédibilité de l’initiative.

Patrick Tchounjo

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