SAAR Assurances CI : Loïc Armel Kengne Wafo, l’Ordre du Mérite ivoirien comme “preuve par les chiffres”

Dans l’univers exigeant de l’assurance, les distinctions ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles s’appuient sur des résultats vérifiables. L’élévation de Loïc Armel Kengne Wafo au rang de Chevalier de l’Ordre du Mérite ivoirien résonne donc comme une reconnaissance à forte charge opérationnelle, parce qu’elle coïncide avec une performance structurante : sous son leadership, SAAR Assurances CI est passée de la 21e à la 8e position sur le marché. Treize places gagnées dans un secteur concurrentiel ne relèvent ni d’un effet d’annonce ni d’une simple embellie conjoncturelle. C’est le signe visible d’une transformation profonde, stratégique et surtout exécutable.
Cette trajectoire s’explique aussi par un profil de dirigeant qui combine gouvernance, stratégie et rigueur. Formé en droit (LLB), titulaire d’un MBA, et détenteur de la certification ACCPA (Association of Certified Compliance Professionals in Africa), Loïc Armel Kengne Wafo s’est construit une expertise revendiquée en compliance (conformité) et en gestion du retournement d’entreprise. Dans l’assurance, ces deux compétences pèsent lourd : la conformité garantit la solidité, la maîtrise des risques et la confiance ; le retournement exige de la méthode, de l’exécution et une capacité à remettre une organisation en mouvement sans casser sa continuité.
Dans une compagnie d’assurances, grimper dans les classements revient rarement à “pousser” un produit. Cela signifie d’abord regagner la confiance, améliorer la qualité de service, réduire les irritants, accélérer les délais, renforcer la capacité de réponse au moment où l’assuré attend la preuve : l’indemnisation, le suivi, l’écoute. Une remontée spectaculaire traduit souvent une chose : une entreprise qui passe d’une logique défensive à une logique de conquête, tout en solidifiant ses fondamentaux. Passer de la 21e à la 8e place, c’est gagner des parts de marché, oui, mais c’est surtout reconquérir de la crédibilité, redevenir lisible, redevenir fiable, redevenir attractif.
Ce type de progression n’est jamais uniquement commerciale. Elle est aussi organisationnelle et culturelle. Elle implique une meilleure structuration des forces de vente, une discipline de pilotage, une optimisation des processus internes, un reporting mieux maîtrisé et une obsession plus forte pour l’expérience client. Dans une mécanique où le front office promet, il faut que le back office tienne. Quand l’entreprise vend, il faut qu’elle traite. Quand elle encaisse, il faut qu’elle honore. Dans cette chaîne, le leadership est un accélérateur ou un frein. Et la trajectoire de SAAR Assurances CI suggère un pilotage capable de transformer une intention en exécution.
Le repositionnement se lit aussi dans la capacité à élargir le marché, pas seulement à le conquérir. Sur le volet innovation, Loïc Armel Kengne Wafo a activement promu l’assurance islamique (Takaful) en Côte d’Ivoire, une dynamique qui s’inscrit dans une logique d’inclusion financière, en ouvrant l’assurance à des publics qui recherchent des produits compatibles avec leurs convictions et leurs usages. Dans un secteur où la pénétration reste un enjeu, ce type d’initiative ne relève pas du symbole : c’est un élargissement potentiel de la base assurée, donc un renforcement possible de la mutualisation du risque.
Son action dépasse par ailleurs le périmètre strict de la filiale ivoirienne. Il occupe le poste de Chargé du Développement Afrique de l’Ouest pour le Groupe SAAR, une responsabilité qui place son leadership dans une lecture plus régionale : structurer la croissance, harmoniser les standards, porter l’expansion commerciale et consolider la robustesse des opérations sur plusieurs marchés.
Autre distinction révélatrice : la présence du dirigeant dans l’espace public économique. Il intervient régulièrement comme conférencier et partenaire lors d’événements économiques, notamment le Gala des PME en Côte d’Ivoire. Ce rôle est loin d’être anecdotique : il positionne l’assurance au cœur de la conversation économique, là où les PME cherchent des solutions de protection, de continuité d’activité et de sécurisation des investissements. Dans un marché où la culture assurantielle doit encore progresser, cette prise de parole contribue à rapprocher l’assurance des décideurs et des entrepreneurs.
Au-delà de l’entreprise, la performance prend une dimension plus large, car l’assurance n’est pas un secteur “annexe”. C’est un pilier de stabilité économique. Elle protège les ménages, sécurise les entreprises, permet d’absorber les chocs, soutient l’investissement et contribue à la confiance générale dans l’activité. Renforcer la position d’un assureur, c’est aussi renforcer la capacité d’une économie à fonctionner sans basculer à chaque imprévu. Dans cette lecture, la médaille reçue ne salue pas seulement un dirigeant performant : elle reconnaît une contribution à un secteur stratégique, donc à une dynamique de solidité du marché.
C’est là que la distinction prend une valeur particulière. Une médaille peut être honorifique. Ici, elle apparaît surtout comme une reconnaissance de “preuve par les chiffres”. La progression de treize places agit comme un indicateur clair : une vision transformée en action, une stratégie traduite en résultats, un leadership capable de mobiliser, d’aligner les équipes, de renforcer les process, de rassurer les clients et de repositionner durablement une compagnie dans un marché exigeant.
En somme, l’élévation de Loïc Armel Kengne Wafo au rang de Chevalier de l’Ordre du Mérite ivoirien consacre moins une posture qu’une trajectoire. Elle met en lumière une montée en puissance qui redessine la place de SAAR Assurances CI dans le paysage assurantiel ivoirien, tout en soulignant un profil de dirigeant complet : conformité, retournement, innovation produit et engagement économique. Et dans l’assurance, ce sont précisément ces quatre leviers qui finissent par fabriquer la performance.
Patrick Tchounjo



