Attijariwafa bank, « Top Employer » à Londres : quand la bataille bancaire se gagne aussi par les talents

Il y a des distinctions qui ressemblent à un trophée. Et d’autres qui ressemblent à un verdict. Pour la quatrième année consécutive, Attijariwafa bank vient de décrocher à Londres la certification Top Employer, délivrée par le Top Employers Institute. Dans un secteur où la communication se confond parfois avec le marketing, ce label a une particularité : il se gagne sur audit, sur preuves, sur standards. Autrement dit : ce n’est pas une médaille “d’image”, c’est une reconnaissance “de système”.
Dans les faits, cette nouvelle certification dit une chose simple : le modèle RH du groupe n’est pas un discours, c’est une mécanique suffisamment mature et cohérente pour passer, année après année, l’épreuve des critères internationaux les plus exigeants.
Un groupe panafricain qui a fait du capital humain un actif stratégique
Fondée au Maroc et présente dans une vingtaine de pays, Attijariwafa bank s’est imposée comme l’une des institutions financières panafricaines les plus structurantes, au croisement de la puissance bancaire et de l’ancrage continental. Mais au-delà de la taille, c’est le positionnement qui intrigue : le groupe affiche clairement que sa croissance ne repose pas uniquement sur le bilan, les agences ou la technologie, elle repose aussi, et surtout, sur le capital humain.
Le choix est stratégique. Dans un marché bancaire africain de plus en plus compétitif, la différence se fait rarement sur un produit “copiable”. Elle se fait sur ce qui est difficile à répliquer : la qualité des équipes, la vitesse d’exécution, la culture managériale, et la capacité à attirer puis retenir les profils rares.
Top Employer : une certification qui juge l’organisation, pas l’intention
La certification Top Employer n’est pas un label décoratif. Elle repose sur une évaluation approfondie des pratiques de gestion RH : stratégie d’attraction et de fidélisation, développement des compétences, leadership, bien-être au travail, diversité et inclusion, gouvernance RH. Être certifié à Londres revient à démontrer que les pratiques ne sont pas seulement pertinentes localement : elles sont alignées avec des standards mondiaux.
Le message envoyé par cette reconnaissance est double :
- À l’interne, elle confirme que l’organisation sait structurer et piloter ses politiques RH sur la durée.
- À l’externe, elle crédibilise le groupe dans la “guerre des talents”, en particulier auprès des jeunes diplômés, des experts et des profils à haut potentiel.
Pourquoi cette distinction compte (vraiment) dans la guerre des talents en Afrique
Le continent vit une accélération : digitalisation, conformité, cybersécurité, finance durable, data, expérience client. Or ces transformations ne sont pas d’abord technologiques : elles sont humaines. Elles exigent des compétences nouvelles, des managers capables d’embarquer, et des environnements de travail où la performance ne se fait pas “contre” les équipes, mais avec elles.
Dans ce contexte, être certifié Top Employer quatre années de suite renforce une idée : Attijariwafa bank cherche à se positionner comme une multinationale africaine capable de conjuguer performance économique et excellence sociale, non pas par posture, mais par construction.
Le signal de fond : l’humain comme stratégie durable de création de valeur
À l’heure où de nombreuses institutions redéfinissent leurs modèles organisationnels pour rester compétitives, cette reconnaissance obtenue à Londres rappelle une évidence que le marché oublie parfois : investir dans l’humain n’est pas un luxe, c’est un levier de compétitivité. Un levier qui produit de la robustesse, de l’engagement et, au final, de la performance.
Patrick Tchounjo



