Banques africaines : la formation, un socle incontournable pour accéder aux plus hauts postes

Dans un secteur bancaire en pleine transformation, la formation académique reste l’un des principaux déterminants de l’ascension vers les postes de direction. De Casablanca à Lagos, en passant par Douala et Abidjan, les trajectoires des dirigeants africains montrent une constante : une solide base académique en finance, économie, droit ou ingénierie constitue le point de départ.
Les diplômes internationaux, un passeport pour la direction
Nombre de dirigeants bancaires africains ont enrichi leur parcours par des MBA internationaux et des certifications prestigieuses comme le CFA, l’ACCA, ou encore des spécialisations en gestion des risques et en conformité. Ces diplômes, délivrés par des institutions reconnues aux États-Unis, en Europe ou en Asie, renforcent leur crédibilité sur la scène mondiale et ouvrent l’accès aux réseaux professionnels internationaux.
Les universités africaines en première ligne
Si les diplômes étrangers continuent de jouer un rôle clé, les universités africaines montent en puissance. De plus en plus d’institutions du continent proposent des filières spécialisées en banque et finance, capables de former des cadres compétents répondant aux standards internationaux. Ces formations locales contribuent à alimenter les viviers de talents et à limiter la fuite des cerveaux.
Une double compétence recherchée
Au-delà des diplômes, les banques africaines recherchent des profils capables d’allier expertise technique et leadership stratégique. Les recruteurs privilégient les candidats ayant à la fois une maîtrise pointue des mécanismes financiers et une vision globale du secteur, intégrant la digitalisation, la gouvernance et la conformité.
Le défi de la relève
L’Afrique fait face à un double enjeu : renforcer la qualité de ses formations pour accompagner la croissance rapide du secteur bancaire, et préparer la relève pour assurer la continuité du leadership. La coopération entre universités locales et institutions internationales devient un levier essentiel pour construire une nouvelle génération de dirigeants adaptés aux défis du marché africain.
Dans un contexte de compétition accrue et d’exigence réglementaire, la formation apparaît donc non seulement comme un socle incontournable, mais aussi comme un facteur décisif de crédibilité et de compétitivité pour les futurs dirigeants des banques africaines.
Patrick Tchounjo



