Invictus Capital & Finance débarque à Abidjan avec à sa tête Edna ANASSE-ZOHOU

Abidjan accueille un nouvel acteur qui ne vient pas “faire acte de présence”, mais verrouiller un positionnement régional. Avec à sa tête de son bureau de représentation Edna ANASSE-ZOHOU, Invictus Capital & Finance (ICF) poursuit son expansion dans la zone UEMOA. Après l’ouverture de son bureau de représentation à Ouaga, au Burkina Faso, la SGI sénégalaise a annoncé, ce lundi 16 février 2026, l’ouverture de son bureau de représentation à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Dans la finance, ce type de mouvement dit toujours plus qu’un simple changement d’adresse : il raconte une stratégie, une lecture du marché et une ambition d’influence.
Abidjan, un choix logique pour peser sur le Marché Financier Régional
Si Abidjan s’impose, c’est parce qu’elle concentre une densité rare d’acteurs et de décisions : grandes entreprises, institutions financières, sociétés de gestion, assureurs, banques, et une partie importante des flux d’affaires. Pour une structure qui veut compter dans l’écosystème UEMOA, s’y ancrer revient à se rapprocher du centre de gravité du Marché Financier Régional, là où se négocient les financements, se structurent les opérations et s’alignent les intérêts entre émetteurs et investisseurs.
Une implantation pensée pour la proximité et l’exécution
Cette implantation reflète la volonté d’ICF de se rapprocher des acteurs du marché financier régional, d’accompagner les émetteurs et investisseurs locaux et de contribuer au développement des marchés de capitaux dans l’espace UEMOA. Le message est direct : sur un marché où la confiance se gagne à la régularité, la présence devient un accélérateur. Être sur place, c’est réduire les frictions, raccourcir les délais, renforcer les échanges, et mieux comprendre les dynamiques locales qui font souvent la différence entre une opération “annoncée” et une opération “réussie”.
Dans une zone où la liquidité existe mais devient plus sélective, où les investisseurs cherchent davantage de lisibilité et où les émetteurs veulent optimiser leurs coûts, la proximité n’est pas un détail. C’est un levier de performance.
Edna ANASSE-ZOHOU, un leadership de terrain au service du hub ivoirien
Le fait de confier ce bureau à Edna ANASSE-ZOHOU donne un visage et une direction à cette implantation. Professionnelle ivoirienne évoluant dans le secteur de la finance et de la gestion de patrimoine, elle incarne une génération de profils construits à l’intersection du conseil, de la relation client et des marchés. Elle occupe actuellement le poste de Responsable Commerciale chez Invictus Capital & Finance, une fonction qui l’amène à piloter la relation avec des clientèles à enjeux, en particulier les clients institutionnels et privés, et à porter la proposition de valeur de la maison sur le terrain.
Son parcours illustre une progression cohérente dans l’écosystème financier ivoirien. Chez NSIA Finance, elle a exercé comme Gestionnaire de Patrimoine, avec une implication notable dans la promotion de l’éducation financière et des services de bourse en ligne, un axe devenu central à mesure que le marché régional élargit sa base d’investisseurs. Elle a également occupé des fonctions d’assistante de direction chez Sirius Capital, société de gestion, une expérience qui lui a donné une lecture interne des mécanismes opérationnels et de la discipline d’exécution propres aux structures de marché.
Spécialisée dans les marchés de capitaux et la planification financière, elle arrive donc avec une double boussole : la capacité à structurer la relation et la capacité à parler le langage des produits, des contraintes et des attentes des investisseurs.
Une expansion régionale qui s’inscrit dans une logique de maillage
Après Ouaga, Abidjan : la trajectoire raconte une approche par étapes, fondée sur le maillage et la consolidation. Plutôt que de communiquer sur une ambition abstraite, ICF aligne des points d’ancrage dans les hubs qui comptent, pour suivre le marché là où il s’organise réellement. Cette logique est d’autant plus stratégique que l’UEMOA entre dans une phase où les marchés de capitaux doivent jouer plus fort : financement des États, besoins des entreprises, sophistication des instruments, montée des investisseurs institutionnels, et exigence accrue sur la qualité des dossiers.
Abidjan, nouveau pivot ouest-africain d’ICF
Au final, l’ouverture du bureau de représentation d’Invictus Capital & Finance à Abidjan ne relève pas du symbole. Elle marque une volonté d’être plus proche, plus utile, plus audible dans l’écosystème UEMOA. Et surtout, elle confirme une évidence de marché : en Afrique de l’Ouest, les marchés de capitaux se construisent autant par les structures que par les ancrages.
Patrick Tchounjo



