Les obligations gabonaises EOG 2026 ont rejoint la cote de la BVMAC le 3 novembre, pour un encours de 173,52 milliards FCFA. Aucun échange n’a été enregistré lors de cette première séance. Le cours de référence reste à 100 % du nominal, sans transaction permettant de constater un prix négocié.
Par Malik Séna
Le rendez-vous annoncé pour l’emprunt gabonais a été tenu, mais les porteurs n’ont pas encore vu se matérialiser un marché d’échanges. L’admission boursière ouvre un cadre de négociation ; le résultat de mardi montre que l’existence de ce cadre et son utilisation sont deux faits distincts.
Deux tranches désormais admises
L’avis de résultat daté du 3 novembre confirme l’inscription au compartiment C obligataire de 15 717 032 titres « EOG 6,00 % NET 2026-2029 » et de 1 635 350 titres « EOG 6,50 % NET 2026-2030 ».
Leur valeur nominale unitaire est de 10 000 FCFA. Les 17 352 382 obligations représentent donc exactement 173 523 820 000 FCFA. Ce montant mesure les titres admis ; il ne correspond pas à des achats réalisés pendant la séance.
Notre article sur le calendrier de l’introduction présentait les modalités prévues. Le fait nouveau est leur admission effective et le constat d’une première séance sans transaction.
Un cours inchangé ne démontre pas la liquidité
La Bourse indique que la valeur s’est maintenue à son niveau de référence, soit 100 % du nominal. En l’absence d’échange, ce maintien ne permet pas de conclure que les détenteurs trouveraient immédiatement un acheteur à ce prix pour la quantité souhaitée.
Il serait tout aussi excessif d’y lire un rejet de l’emprunt. L’avis ne donne ni le détail des ordres présentés ni les intentions des porteurs. Sans ces éléments, impossible de départager une absence de vendeurs, une absence d’acheteurs ou des propositions incompatibles.
Le prochain indicateur sera le prix réellement échangé
Pour les gestionnaires d’actifs et les trésoriers, les séances suivantes devront être lues à travers les quantités négociées, les prix exécutés et la régularité des échanges. Une transaction isolée ne suffirait pas davantage à démontrer la possibilité de vendre rapidement un portefeuille important.
Ce suivi complète notre comparatif des encours de titres publics en CEMAC, qui porte sur un autre périmètre. La taille d’un stock de dette et la facilité de revente de chaque ligne répondent à deux questions différentes. Mardi, la première cotation apporte une réponse sur l’accès au marché ; celle de sa profondeur reste à établir.
Photo d’archive : quartier des assurances à Libreville, date de prise de vue non établie. Delrick Williams / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Redimensionnement automatique par WordPress ; cette photo ne représente pas la séance de cotation.




