Linda Naa Dzama Quaynor entre dans l’histoire d’UBA Ghana en devenant la première femme à présider son Conseil d’administration
Chez UBA Ghana, la nomination de Linda Naa Dzama Quaynor ne constitue pas seulement un changement de présidence. Elle marque une rupture historique dans la gouvernance de la banque. En août 2026, cette dirigeante ghanéenne devient la première femme nommée Présidente du Conseil d’administration d’UBA Ghana, succédant à Kweku Andoh Awotwi. Une responsabilité qui couronne plus de 25 années d’expérience dans le conseil en management, les services financiers, la stratégie d’entreprise et les politiques publiques.
Son arrivée à la tête du Conseil intervient avec un atout majeur : Linda Quaynor connaît déjà l’institution. Avant cette promotion, elle y dirigeait le pôle Public Sector & Institutions, une position qui l’a placée au contact des enjeux de financement public, des institutions et des grands acteurs économiques.
Mais sa trajectoire dépasse largement le périmètre bancaire.
Une carrière construite autour de la transformation
Linda Naa Dzama Quaynor a bâti son expertise dans des environnements où la capacité à transformer les organisations constitue une compétence centrale. Son parcours compte des responsabilités au sein d’Accenture Nigeria, de Letsema Consulting et de Deloitte Nigeria & West Africa, où elle a exercé comme Partner et responsable de la pratique Strategy & Operations pour l’Afrique de l’Ouest, notamment dans les services financiers
Elle est également présentée comme Managing Partner de VirCan Capital, ajoutant à son expérience du conseil une exposition directe aux problématiques d’investissement et de création de valeur.
Ce profil hybride, entre stratégie, banque et investissement, donne une profondeur particulière à sa nomination.
De l’inclusion financière à la gouvernance bancaire
Son passage à la tête d’EFInA – Enhancing Financial Innovation & Access constitue un autre marqueur important. En dirigeant cette organisation spécialisée dans l’inclusion financière, Linda Quaynor a travaillé sur l’un des grands défis du secteur financier africain : élargir l’accès aux services financiers et construire des modèles capables de toucher des populations et des entreprises encore insuffisamment intégrées au système formel.
Elle a également collaboré avec le Nigerian Interbank Settlement System (NIBSS) sur des solutions visant à favoriser l’inclusion des commerçants et la numérisation des paiements au Nigeria.
À travers ces expériences se dessine une constante : transformer les institutions pour les rendre plus efficaces, plus accessibles et mieux adaptées aux nouveaux usages financiers.
UBA Ghana ouvre un nouveau chapitre
À la présidence du Conseil, son rôle change de nature. Il ne s’agit plus seulement de conduire des projets de transformation, mais de contribuer à orienter la stratégie, superviser la gouvernance et accompagner les arbitrages de long terme d’une banque appartenant à l’un des principaux groupes panafricains.
Pour UBA Ghana, cette nomination envoie ainsi un double signal : celui d’une gouvernance plus diverse, mais surtout celui du choix d’une dirigeante dont la carrière s’est construite au croisement de la stratégie, de l’innovation et de la transformation financière.
Linda Naa Dzama Quaynor n’arrive donc pas simplement au sommet d’un Conseil. Elle y apporte plus de vingt-cinq ans d’expérience consacrés à repenser la manière dont les institutions créent de la valeur.
Patrick Tchounjo
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