Le BRVM Composite clôture le 5 novembre 2026 à 520,20 points, en baisse de 1,57 %. Les indices des industrielles et des télécommunications accusent les reculs les plus marqués, tandis que les services publics progressent. Les financières inversent le mouvement de la veille.
Par Malik Séna
Le repli s’accentue sur la Bourse régionale. Après la baisse de 0,17 % du mercredi, le Composite perd 8,29 points jeudi, passant de 528,49 à 520,20 points. La séance dessine toutefois des trajectoires sectorielles très différentes : la baisse générale ne se retrouve pas avec la même intensité dans chaque famille de valeurs.
La page officielle des indices, actualisée pour la séance du 5 novembre, fixe le BRVM 30 à 251,61 points, soit −1,73 %. Le Prestige recule de 2,09 %, à 193,88 points. Le Principal résiste davantage, avec une baisse de 0,26 %, à 364,26 points.
Les industrielles et les télécoms décrochent
| Indice sectoriel | Variation du 5 novembre |
|---|---|
| Industriels | −4,63 % |
| Télécommunications | −3,32 % |
| Services financiers | −0,62 % |
| Énergie | +0,11 % |
| Services publics | +2,86 % |
Le contraste avec la séance du 4 novembre est net. Les services financiers, alors en hausse de 0,31 %, passent dans le rouge. À l’inverse, les services publics rebondissent après leur recul de 1,49 % mercredi. Ces évolutions décrivent les indices sectoriels, sans impliquer un mouvement identique pour toutes les entreprises qui les composent.
La comparaison donne une information utile pour lire un portefeuille : deux investisseurs exposés à des secteurs différents peuvent connaître des variations sensiblement éloignées du Composite. L’indice général reste un repère de marché ; il ne reproduit pas nécessairement la composition ni la performance d’un portefeuille particulier.
Une séance de baisse, sans explication unique établie
Les cours et les indices établissent le résultat des échanges. Ils ne suffisent pas à identifier les motifs des ventes, à démontrer une sortie durable de capitaux ou à attribuer le recul à une annonce précise. Aucun de ces scénarios ne peut être déduit du seul tableau de clôture.
Pour les valeurs bancaires, il reste aussi nécessaire de distinguer cette photographie quotidienne des performances d’exploitation. Notre comparaison de quatre filiales BOA à fin septembre examine les résultats comptables sur neuf mois, avec un périmètre et un horizon différents. Une variation boursière d’une séance ne constitue pas une révision mécanique de ces comptes.
Le prochain point de comparaison sera la persistance ou l’interruption des écarts observés jeudi : évolution des financières, comportement des télécommunications et maintien éventuel du rebond des services publics. La clôture du 5 novembre constate un recul plus prononcé que la veille ; elle ne permet pas encore d’en faire une tendance durable.
Photo d’archives : siège de la BRVM à Abidjan, 4 février 2016. Emmanuel Dabo / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Photographie sans modification éditoriale ; elle ne représente pas la séance du 5 novembre 2026.



