CGF Bourse : Gabriel Pierre Lopes prend la présidence pour piloter un nouveau cycle de croissance

Il ne prend pas la présidence d’une institution à reconstruire, mais d’une maison déjà installée parmi les références du marché financier régional. Nommé le 7 août 2026 Président du Conseil d’administration de CGF Bourse, Gabriel Pierre Lopes arrive avec plus de quatre décennies d’expérience bancaire et une mission essentiellement stratégique : accompagner le changement d’échelle de la SGI sans diluer ce qui fait sa valeur ( gouvernance, discipline financière et confiance). Sa nomination s’inscrit dans une réorganisation plus large du groupe, avec notamment Ndeye Khady Diack promue à la direction générale de CGF Gestion.
Le choix de Gabriel Pierre Lopes n’a rien d’anodin. Son parcours traverse plusieurs générations de la banque africaine. Entré chez Citi dès 1982, il y construit une expérience internationale avant de diriger successivement Ecobank Togo, Banque Atlantique Sénégal, BGFIBank Congo, BGFIBank Bénin puis BGFIBank Sénégal. Il a également exercé dans la trésorerie, la stratégie, l’ALM et le conseil aux entreprises. Son passage par Citi, Ecobank et BGFIBank est également documenté publiquement.
Cette culture bancaire devient particulièrement pertinente pour CGF Bourse. Car le marché de l’UEMOA a changé de dimension. Au 24 juillet 2026, la BRVM affichait près de 18 658 milliards de FCFA de capitalisation actions et 13 008 milliards de FCFA d’encours obligataire, soit plus de 31 000 milliards de FCFA cumulés.
Dans cet environnement, les SGI ne peuvent plus se limiter au courtage. Elles doivent structurer des levées de fonds, accompagner les États et les entreprises, attirer l’épargne institutionnelle et individuelle, développer le digital et renforcer le conseil financier.
CGF Bourse aborde cette phase depuis une position solide : elle a été désignée SGI de l’année lors des BRVM Awards 2026. La nomination de Gabriel Pierre Lopes apparaît donc moins comme une opération de redressement que comme un choix de consolidation.
Le risque serait précisément de confondre expérience et immobilisme. Le marché devient plus concurrentiel, les investisseurs plus exigeants et les besoins de financement des entreprises plus complexes. Comme PCA, Lopes ne pilotera pas les opérations quotidiennes : sa valeur se mesurera à la qualité de la gouvernance, aux arbitrages stratégiques et à sa capacité à challenger le management.
Après avoir dirigé des banques et conseillé des entreprises, Gabriel Pierre Lopes passe ainsi du pilotage opérationnel à la surveillance stratégique du capital. À CGF Bourse, son prochain défi sera de mettre quatre décennies d’expérience au service d’une finance régionale qui, elle, n’a jamais évolué aussi vite.
Patrick Tchounjo



