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Avec OBARA Capital, Bernard Ayitée construit les nouveaux chemins du financement africain

Dans une Afrique où les besoins de financement dépassent largement les capacités du crédit bancaire classique, certains profils deviennent stratégiques parce qu’ils savent construire des ponts entre les entreprises du continent et les capitaux capables d’accélérer leur croissance. Bernard Ayitée se distingue dans cet univers sélectif. Financier formé aux standards internationaux, passé par la banque d’affaires à Paris, installé au cœur des dynamiques économiques ouest-africaines, il incarne une nouvelle génération de décideurs qui ne se contente pas d’observer les marchés africains : elle cherche à les structurer.

Fondateur et CEO d’OBARA Capital depuis mars 2018, Bernard Ayitée a bâti une plateforme d’investissement et de financement alternatif pensée pour répondre à des besoins encore mal servis sur le continent. PME en croissance, grandes entreprises, États, family offices, acteurs du commerce, de l’agro-industrie ou des infrastructures : son terrain d’intervention est celui des économies africaines qui cherchent des solutions plus souples, plus innovantes et mieux adaptées que les mécanismes financiers traditionnels.

OBARA Capital se présente comme l’un des premiers hedge funds africains, avec une ambition claire : identifier des opportunités d’investissement dans des classes d’actifs traditionnelles et de niche, tout en offrant aux investisseurs des rendements ajustés au risque. Derrière cette promesse se trouve une conviction plus profonde : l’Afrique ne peut pas financer sa transformation uniquement avec les outils du passé.

De Paris à Abidjan, une trajectoire de banque d’affaires

Le parcours de Bernard Ayitée repose sur une double solidité : l’exigence académique et l’expérience transactionnelle. Diplômé de l’Université Paris Dauphine-PSL en économie et finance, puis titulaire d’un MSc en Accounting and Finance de la London School of Economics, il s’est formé dans deux institutions qui ont façonné plusieurs générations de financiers internationaux.

Sa carrière commence dans des environnements à forte discipline financière. Après une expérience comme auditeur interne chez UPS entre 2006 et 2008, il rejoint BNP Paribas Corporate & Investment Banking à Paris. Il y évolue au sein des équipes de fusions-acquisitions, notamment dans l’énergie, l’évaluation d’entreprises et les opérations de M&A, avant d’atteindre le rang de Vice President.

Cette séquence chez BNP Paribas CIB est déterminante. Elle lui donne l’exposition aux standards internationaux de la banque d’affaires : valorisation, structuration, négociation, exécution, gestion des risques, compréhension sectorielle et dialogue avec des investisseurs exigeants. Au cours de sa carrière, Bernard Ayitée intervient sur des transactions cumulées de plus de 25 milliards de dollars en Afrique et en Europe, dans des secteurs variés comme les biens de consommation, les télécommunications, l’agro-industrie, le transport, les matériaux de construction, l’immobilier et les infrastructures.

En 2014, il franchit une nouvelle étape en rejoignant KeysFinance Partners en Côte d’Ivoire comme Directeur des fusions-acquisitions. Pendant près de quatre ans, il travaille à l’origination et à l’exécution de transactions en Afrique subsaharienne. Ce retour vers le continent marque un déplacement essentiel : mettre une expertise construite dans la finance internationale au service des besoins réels des entreprises africaines.

OBARA Capital, le pari du financement alternatif

En créant OBARA Capital en 2018, Bernard Ayitée ne lance pas seulement une société financière. Il propose une réponse à une faille structurelle des économies africaines : l’insuffisance de solutions de financement adaptées aux entreprises situées entre la banque traditionnelle, les marchés publics de capitaux et les grands investisseurs institutionnels.

Pour beaucoup de PME et d’entreprises intermédiaires africaines, la difficulté n’est pas toujours l’absence de potentiel. Elle tient souvent à l’accès au bon instrument financier, au bon montage, au bon partenaire et au bon niveau de structuration. Une entreprise peut avoir des contrats, des actifs, des flux commerciaux ou des perspectives de croissance, sans disposer du véhicule financier capable de transformer ces atouts en capital mobilisable.

C’est précisément dans cet espace qu’OBARA Capital cherche à intervenir. La société développe des solutions d’investissement et de financement alternatifs, avec une connaissance fine des marchés ciblés et une approche rigoureuse de l’investissement. Elle se positionne sur des besoins souvent sous-adressés, là où le financement bancaire classique peut être trop contraignant, trop court ou insuffisamment flexible.

L’enjeu est stratégique. Dans une Afrique en quête d’industrialisation, de souveraineté économique et de montée en gamme des entreprises locales, l’investissement alternatif peut jouer un rôle décisif. Il permet de structurer des opérations sur mesure, d’accompagner des entreprises en croissance, de soutenir des chaînes de valeur et d’ouvrir des perspectives nouvelles aux investisseurs recherchant une exposition au continent.

Un financier qui exécute, pas seulement qui théorise

La crédibilité de Bernard Ayitée ne repose pas uniquement sur son discours. Elle se mesure aussi aux opérations réalisées. OBARA Capital a notamment accompagné KINEDEN Commodities, acteur ivoirien du négoce de cacao durable, dans la sécurisation d’un financement syndiqué de près de 40 millions d’euros auprès d’un pool de banques internationales.

Cette transaction illustre parfaitement la valeur ajoutée d’une structure comme OBARA Capital. Dans un secteur stratégique comme le cacao, où les besoins de financement sont liés aux campagnes agricoles, aux flux d’exportation, à la logistique et aux engagements commerciaux, la capacité à structurer un financement adapté peut transformer la trajectoire d’une entreprise. Il ne s’agit pas seulement d’obtenir de l’argent. Il s’agit d’organiser la confiance entre une société africaine, ses flux économiques, ses partenaires bancaires et les exigences des financeurs.

Ce type d’opération montre que Bernard Ayitée appartient à la famille des financiers constructeurs. Il ne se limite pas à importer des modèles venus d’ailleurs. Il cherche à les adapter aux réalités africaines, là où les entreprises ont besoin de solutions concrètes, rapides, crédibles et compatibles avec leurs cycles d’activité.

Family offices, capital privé et nouvelle architecture patrimoniale

L’une des dimensions les plus intéressantes de son positionnement concerne également les family offices. Dans plusieurs économies africaines, des fortunes entrepreneuriales se constituent, souvent dans l’industrie, le commerce, l’immobilier, les matières premières, la distribution ou les services. Mais la structuration patrimoniale, la gestion intergénérationnelle du capital et l’investissement organisé restent encore des chantiers émergents.

OBARA Capital intervient dans cet espace en contribuant à structurer des solutions pour des investisseurs privés, des familles entrepreneuriales et des détenteurs de capitaux à la recherche d’une gestion plus sophistiquée. C’est un enjeu majeur. La prochaine étape du capitalisme africain ne consistera pas seulement à créer des entreprises. Elle consistera aussi à organiser la transmission, à professionnaliser l’investissement privé et à transformer l’épargne patrimoniale en capital productif.

Bernard Ayitée se situe donc à l’intersection de plusieurs mondes : banque d’affaires, hedge fund, financement structuré, conseil stratégique, family office et investissement alternatif. Cette position hybride constitue sa singularité. Elle lui permet de parler à la fois aux dirigeants d’entreprise, aux investisseurs, aux États, aux banques et aux grandes familles économiques.

Une vision africaine de la sophistication financière

Ce qui distingue Bernard Ayitée, au fond, c’est sa volonté de contribuer à une finance africaine plus autonome et plus sophistiquée. Le continent n’a pas seulement besoin de capitaux. Il a besoin d’ingénierie financière, de structuration, de véhicules adaptés, de professionnels capables d’analyser le risque local avec précision et de produits construits autour des besoins réels des marchés.

Dans cette perspective, OBARA Capital ne doit pas être lu seulement comme une entreprise financière. C’est un signal. Le signal d’une génération qui veut faire évoluer la relation entre l’Afrique et le capital. Pendant longtemps, les entreprises africaines ont souvent dépendu de financements extérieurs, de banques prudentes, de bailleurs institutionnels ou de circuits limités. L’émergence d’acteurs comme OBARA Capital montre qu’une autre voie est possible : celle d’une finance africaine capable de concevoir ses propres instruments, d’attirer des capitaux et de structurer des transactions ambitieuses.

Bernard Ayitée incarne ainsi un profil rare : un financier de marché qui comprend l’économie réelle, un banquier d’affaires qui sait lire les besoins des PME, un entrepreneur qui connaît la discipline des grandes institutions, et un Africain qui veut contribuer à bâtir des solutions financières adaptées au continent.

Un bâtisseur du capital africain

Dans l’Afrique de l’Ouest qui se transforme, les profils comme Bernard Ayitée deviennent essentiels. Ils ne dirigent pas seulement des entreprises. Ils participent à la construction d’une infrastructure invisible mais décisive : celle de la confiance financière.

Son parcours entre Paris, Abidjan et les marchés africains montre qu’une nouvelle génération de dirigeants financiers est en train d’émerger. Elle maîtrise les codes internationaux, mais refuse de rester à distance des réalités africaines. Elle sait que la sophistication financière n’a de valeur que si elle permet de financer des entreprises, de sécuriser des filières, de structurer des capitaux et de soutenir la croissance.

Avec OBARA Capital, Bernard Ayitée s’inscrit dans cette ambition. Faire de l’investissement alternatif non pas un produit réservé à quelques initiés, mais un outil capable de répondre aux besoins concrets des économies africaines. Dans un continent où les entreprises ont besoin de capital patient, de financements structurés et de partenaires capables de comprendre leurs contraintes, son parcours prend une portée particulière.

Bernard Ayitée n’est pas seulement le fondateur d’un hedge fund africain. Il est l’un des visages d’une finance africaine qui veut passer de la dépendance à la structuration, de l’opportunité à la méthode, et du potentiel au capital.

Patrick Tchounjo

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