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Syrie : Firas El Azem, l’homme des grands risques appelé à reconstruire la confiance dans l’assurance

La nomination de Firas El Azem à la direction générale de la Commission syrienne de contrôle des assurances marque le retour d’un professionnel formé aux standards internationaux. Après avoir dirigé des activités d’assurance et de réassurance en Europe, en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique, il passe désormais de la gestion du risque à l’organisation de sa supervision.

Nommé directeur général de la Syrian Insurance Supervisory Commission, la SISC, avec effet en juin 2026, en vertu du décret présidentiel no 783, Firas El Azem prend les commandes de l’autorité chargée d’encadrer le secteur syrien des assurances. Sa désignation traduit le choix d’une expertise technique et internationale pour accompagner la consolidation du marché.

Diplômé en administration des affaires de l’Université de Cologne, il débute sa carrière en 1991 chez Munich Re. Durant quinze ans, il occupe plusieurs responsabilités en Allemagne, à Hong Kong et en Malaisie, jusqu’à diriger la succursale du réassureur allemand à Kuala Lumpur. Cette première partie de carrière forge un dirigeant rompu à l’analyse des risques, à la gestion des engagements et au pilotage d’activités transfrontalières.

Son retour au Moyen-Orient en 2006 l’amène à diriger plusieurs compagnies d’assurance et de takaful, notamment Arope Syria, Al-Aqeelah Takaful et Takaful Re. En 2017, il rejoint Arab Insurance Group à Bahreïn comme directeur général chargé de la réassurance, avant de poursuivre son parcours au Maroc auprès d’Atlantic Re, anciennement Société Centrale de Réassurance.

L’enjeu de sa nomination dépasse donc la gestion administrative d’un régulateur. Il s’agit de renforcer la qualité de la supervision, la solidité des opérateurs, la protection des assurés et la confiance dans un secteur dont le développement dépendra de règles plus lisibles et de pratiques mieux maîtrisées.

Firas El Azem devra désormais convertir son expérience internationale en capacité institutionnelle. Son principal défi sera d’installer des standards suffisamment rigoureux pour sécuriser le marché, sans freiner l’investissement ni l’innovation. Une mission qui place la régulation au centre de la reconstruction économique.

Patrick Tchounjo

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