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BOAD : ce que couvre sa certification anticorruption ISO 37001

La BOAD a reçu son certificat ISO 37001 le 2 novembre à Paris. Portée des contrôles anticorruption et enjeux pour ses partenaires financiers.

Immeuble de la BOAD à Lomé, vu depuis la rue derrière des palmiers.
Immeuble de la BOAD à Lomé, le 10 avril 2022. Photo d’archives : Hermannkass / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
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La Banque ouest-africaine de développement a reçu, le 2 novembre 2026 à Paris, son certificat ISO 37001 pour son système de management anticorruption. La remise par EuroCompliance concerne l’organisation de la prévention, de la détection et du traitement des risques. Pour les partenaires de la BOAD, l’enjeu est de comprendre les contrôles que cette démarche permet d’évaluer.

Le certificat a été remis à Paris ; les contrôles qu’il reconnaît doivent fonctionner au quotidien dans les opérations de la banque. Pour un partenaire financier, leur intérêt se mesure dans les décisions concrètes : choisir un prestataire, examiner un dossier, autoriser un paiement et pouvoir retrouver les vérifications effectuées.

Le communiqué de la BOAD daté du 2 novembre confirme la réception du certificat par son vice-président Braima Luis Soares Cassama. Il présente cette étape comme l’aboutissement du renforcement de son dispositif de prévention et de traitement des risques.

Un système de contrôle à entretenir

Le cadre ISO 37001 organise une démarche continue : définir une politique, apprécier les risques, vérifier les partenaires, mettre en place des contrôles financiers et non financiers, former les équipes et suivre les incidents. L’utilité économique vient de la cohérence entre ces éléments.

Un contrôle de paiement, par exemple, perd de sa portée si les responsabilités de validation ne sont pas identifiables. De même, vérifier un partenaire au début d’une relation ne dispense pas de réexaminer un changement significatif en cours d’opération.

Pour un financeur du développement, cette discipline aide à documenter les décisions et à repérer les anomalies. Elle doit pouvoir accompagner la vie d’un projet, de son examen au suivi des ressources. Le certificat fournit un repère externe ; son intérêt dépend ensuite de l’application du système dans les activités quotidiennes.

Une certification délivrée par un organisme distinct d’ISO

EuroCompliance est l’organisme certificateur cité dans l’annonce. ISO élabore les normes, mais ne certifie pas elle-même les organisations. Cette distinction, rappelée dans ses explications sur la certification anticorruption, permet d’identifier qui établit le référentiel et qui évalue le dispositif.

La conformité à ISO 37001 ne garantit pas qu’aucun acte de corruption ne s’est produit ou ne se produira. Elle porte sur les mesures destinées à prévenir, détecter et traiter le risque. Elle ne vaut pas davantage évaluation de la rentabilité d’un projet, de la solvabilité d’un emprunteur ou de sa capacité de remboursement.

La certification ISO 37001 déjà annoncée par BGFIBank Cameroun illustre l’usage de ce référentiel dans un autre établissement. Elle ne permet pas de comparer automatiquement les périmètres audités ni les résultats des deux institutions.

Ce que les partenaires financiers peuvent examiner

Le texte de la BOAD ne détaille ni le périmètre de l’audit ni la durée de validité du certificat. Ces informations seraient utiles pour apprécier précisément les activités couvertes. L’annonce n’établit pas non plus un nouveau critère d’accès au financement pour les entreprises.

Pour un partenaire, les questions concrètes portent sur la traçabilité des validations, le traitement des alertes et les suites données aux écarts. Comme dans la clarification des procédures de financement engagée par la BAD, rendre les responsabilités identifiables contribue à apprécier le fonctionnement d’une institution. La certification et la lisibilité des décisions répondent à des enjeux complémentaires, sans se substituer à l’analyse économique de chaque opération.

Par Ariane Noma

Photo d’archives : immeuble de la BOAD à Lomé, le 10 avril 2022. Hermannkass / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Redimensionnement technique par WordPress, sans retouche éditoriale. Cette photographie ne représente pas la cérémonie du 2 novembre à Paris.

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