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CCEI Bank GE triple presque son bénéfice net en 2025 : le tandem Ako’o Menene–Mba Obama Ayécaba au cœur du redressement

En Guinée équatoriale, le redressement de CCEI Bank GE commence à produire des résultats visibles. Sous la conduite de Daniel Ako’o Menene, directeur général, et de Miguel Mba Obama Ayécaba, directeur général adjoint, l’établissement a presque triplé son bénéfice net en 2025. Une performance qui dépasse le simple rebond comptable : elle traduit le travail d’une direction engagée dans la consolidation financière, la modernisation opérationnelle et la préparation d’une nouvelle étape stratégique pour la banque.

CCEI Bank GE a clôturé l’exercice 2025 avec un bénéfice net de 4,336 milliards de FCFA, contre environ 1,55 milliard un an plus tôt. En douze mois, le résultat a ainsi été multiplié par près de trois. Pour une institution ayant traversé plusieurs exercices complexes et une nationalisation en 2021, cette progression constitue un signal fort.

Elle témoigne d’abord d’un retour à la discipline financière. Elle montre ensuite que la banque retrouve une capacité durable à générer des revenus, à renforcer ses fonds propres et à préparer son développement sans dépendre exclusivement du soutien de son actionnaire public.

À la tête de cette transformation, Daniel Ako’o Menene porte la responsabilité de la stratégie générale. Économiste et cadre supérieur, il pilote le redressement, la modernisation et la numérisation de l’établissement. Son action s’inscrit dans un contexte particulier : celui d’une banque importante pour le financement de l’économie équato-guinéenne, mais qui doit simultanément améliorer sa rentabilité, satisfaire aux exigences prudentielles et préparer l’entrée d’un futur partenaire privé.

À ses côtés, Miguel Mba Obama Ayécaba joue un rôle central dans la conduite opérationnelle de cette évolution. En qualité de directeur général adjoint, il participe à la mise en œuvre des orientations stratégiques, à la coordination des équipes et au renforcement des mécanismes internes nécessaires à une croissance mieux maîtrisée.

Leur complémentarité donne à la banque une direction plus lisible : redresser les performances sans sacrifier la solidité, accélérer la modernisation sans perdre le contrôle des risques et préparer l’avenir sans fragiliser l’équilibre actuel.

Une banque redevenue capable de financer l’économie

Les chiffres de 2025 confirment cette montée en puissance. CCEI Bank GE affiche un total de bilan de 414,4 milliards de FCFA, des dépôts de 337,9 milliards et un encours de crédits de 296,9 milliards.

Ces volumes placent l’établissement au cœur du financement de l’économie nationale. La banque collecte l’épargne, transforme une partie importante de ces ressources en crédits et accompagne les besoins des entreprises, des administrations et des particuliers.

Cette capacité d’intermédiation constitue un atout, mais elle exige une gestion rigoureuse. Plus les crédits progressent, plus la direction doit surveiller la qualité du portefeuille, les défauts de paiement et la liquidité disponible. Le travail de Daniel Ako’o Menene et de Miguel Mba Obama Ayécaba ne consiste donc pas seulement à produire davantage de résultats. Il s’agit de construire une rentabilité suffisamment solide pour résister aux contraintes économiques et réglementaires.

Le choix stratégique de consolider avant de distribuer

L’une des décisions les plus importantes concerne le capital social. Celui-ci doit passer progressivement de 10 à 25 milliards de FCFA d’ici 2028, conformément aux nouvelles exigences de la Commission bancaire de l’Afrique centrale.

Cette opération sera financée par la mise en réserve des bénéfices. Aucun dividende ne sera distribué dans l’immédiat.

Ce choix traduit une orientation claire : privilégier la consolidation de la banque plutôt qu’une rémunération rapide des actionnaires. Les résultats produits sont conservés pour renforcer durablement l’institution, améliorer sa capacité d’absorption des risques et soutenir son développement futur.

Pour la direction générale, cette politique représente un arbitrage exigeant mais cohérent. Une banque en phase de transformation doit d’abord consolider ses fondations avant d’accélérer son expansion.

Préparer la privatisation en position de force

Le redressement intervient alors que l’État équato-guinéen, devenu actionnaire majoritaire après la nationalisation de 2021, prépare la cession de sa participation à un investisseur stratégique.

Dans cette perspective, les performances de 2025 changent la nature du dossier. CCEI Bank GE n’est plus seulement présentée comme une institution à restructurer. Elle apparaît désormais comme une banque rentable, disposant d’une base importante de dépôts, d’un portefeuille de crédits significatif et d’une trajectoire de recapitalisation définie.

Le rôle de Daniel Ako’o Menene et de Miguel Mba Obama Ayécaba devient alors déterminant. Leur mission consiste à préserver la dynamique actuelle, à renforcer la gouvernance et à démontrer que le bénéfice enregistré peut s’inscrire dans la durée.

La réussite de la future privatisation dépendra évidemment de la qualité du partenaire retenu. Mais elle reposera également sur la capacité de l’équipe dirigeante à transmettre une banque plus saine, plus moderne et mieux préparée aux nouvelles exigences du marché.

CCEI Bank GE a franchi une étape importante. Sous l’impulsion de Daniel Ako’o Menene et de Miguel Mba Obama Ayécaba, l’établissement ne se contente plus de sortir d’une période difficile. Il reconstruit sa puissance financière, restaure sa crédibilité et prépare méthodiquement son avenir.

Le bénéfice de 2025 est un résultat. Le véritable accomplissement réside dans la transformation qu’il révèle.

Patrick Tchounjo

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