EDEN & MBG Capital : Serge Mossi et Lamine Mohamed Seck orchestrent un financement souverain historique de 300 millions d’euros pour la Guinée

À la tête du consortium EDEN & MBG Capital, Serge Mossi et Lamine Mohamed Seck, aux côtés de Momar Gueye, banquier d’affaires sénégalais et Managing Partner de MBG Capital, portent une opération qui dépasse largement le financement d’un axe routier. En structurant un prêt syndiqué international de 300 millions d’euros au bénéfice de la République de Guinée, ils démontrent la capacité d’une ingénierie financière panafricaine à connecter les priorités souveraines aux capitaux internationaux. Cette transaction positionne le consortium parmi les plateformes africaines capables de concevoir et de sécuriser des montages complexes au service des grandes infrastructures du continent.
Le 22 juillet 2026, la République de Guinée a conclu à Conakry une convention de financement syndiqué international de 300 millions d’euros, soit environ 196,8 milliards de FCFA. L’opération permettra de financer le bitumage et l’aménagement d’un axe routier stratégique de près de 160 kilomètres, reliant Labé, Banti, Tougué et le fleuve Bafing, avec l’embranchement Banti-Koubia.
La signature est intervenue en présence de Mariama Ciré Sylla, ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, et de Facinet Sylla, ministre des Infrastructures et des Transports.
Derrière ce financement se trouve une ingénierie conduite par le consortium EDEN & MBG Capital, sous l’impulsion de ses Managing Partners Serge Mossi et Lamine Mohamed Seck. Leur rôle a consisté à transformer un besoin d’infrastructure prioritaire en une opération conforme aux standards exigés par les prêteurs internationaux.
Serge Mossi et Lamine Mohamed Seck, architectes d’un financement souverain inédit
La valeur ajoutée du consortium ne se limite pas à avoir rapproché la Guinée de plusieurs institutions financières. Serge Mossi et Lamine Mohamed Seck ont piloté la construction d’une architecture permettant au pays d’effectuer sa première incursion sur le marché international des prêts syndiqués commerciaux.
Leur intervention s’est articulée autour de trois étapes majeures : sélectionner et faire désigner Bank of Africa United Kingdom PLC comme arrangeur international mandaté, structurer avec cette dernière une offre de financement compétitive, puis coordonner l’exécution de l’opération jusqu’à sa signature.
BOA UK a ensuite conduit la syndication en qualité de Mandated Lead Arranger.
Cette opération illustre l’évolution du rôle des banques d’affaires africaines. Elles ne se contentent plus d’accompagner des transactions nationales ou de faciliter des levées de capitaux classiques. Elles interviennent désormais dans la structuration de financements souverains complexes, capables d’associer plusieurs catégories d’investisseurs autour d’infrastructures stratégiques.
Aux côtés de Serge Mossi et de Lamine Mohamed Seck, Momar Gueye, Managing Partner de MBG Capital, a contribué à cette dynamique en mobilisant son expertise de banquier d’affaires dans le financement à fort impact et la structuration de transactions panafricaines.
Une double tranche conventionnelle et islamique
Le financement se distingue par une architecture hybride associant une tranche conventionnelle et une composante de finance islamique.
Pour la République de Guinée, cette structure constitue une première. Elle permet au pays d’élargir sa base de prêteurs et d’accéder à des ressources issues de circuits financiers jusque-là peu mobilisés.
Pour Serge Mossi et Lamine Mohamed Seck, cette double tranche traduit une capacité à adapter l’ingénierie financière aux besoins d’un État tout en répondant aux exigences de plusieurs familles d’investisseurs.
La finance islamique peut notamment ouvrir l’accès à des institutions disposant d’importantes capacités de financement au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans certains marchés émergents. Son intégration dans un prêt syndiqué souverain renforce la diversification des ressources disponibles pour les infrastructures africaines.
Une route de 160 kilomètres pour désenclaver la Moyenne Guinée
Le projet financé s’inscrit dans le corridor nord du programme présidentiel Simandou 2040.
Les travaux, confiés à la Compagnie Sahélienne d’Entreprise, doivent être réalisés sur une période de 36 mois. La future route desservira notamment Tougué et Koubia, des préfectures restées jusqu’ici éloignées du réseau routier bitumé, et renforcera la liaison entre la Moyenne et la Haute Guinée.
Son impact attendu est multiple : réduction des coûts logistiques, amélioration de la circulation des biens et des personnes, élargissement des débouchés agricoles, développement des activités pastorales et soutien aux chaînes de valeur liées au secteur minier.
L’infrastructure doit également faciliter l’accès aux services publics, renforcer l’attractivité économique des territoires traversés et favoriser l’installation de nouveaux opérateurs commerciaux et logistiques.
Faire de la signature souveraine guinéenne un actif financier
La réussite du montage repose aussi sur la capacité du consortium à rendre la signature guinéenne attractive auprès des prêteurs.
Pour Serge Mossi et Lamine Mohamed Seck, l’enjeu consistait à présenter une opération dans laquelle la vision politique, le projet d’infrastructure et le dispositif financier formaient un ensemble cohérent.
Cette cohérence est essentielle. Les investisseurs internationaux n’évaluent pas uniquement le montant demandé. Ils analysent la qualité de la stratégie publique, la solidité juridique du montage, les conditions de remboursement et la capacité de l’infrastructure à produire de la valeur économique.
Le financement de 300 millions d’euros représente donc un signal de confiance, mais également une responsabilité. La Guinée devra respecter les conditions contractuelles, assurer la transparence dans l’utilisation des fonds et livrer l’ouvrage dans les délais prévus.
Une opération qui consacre une expertise panafricaine
À travers cette transaction, Serge Mossi et Lamine Mohamed Seck renforcent le positionnement d’EDEN & MBG Capital comme plateforme panafricaine de structuration financière.
Le consortium démontre qu’une expertise africaine peut concevoir, coordonner et sécuriser une opération souveraine de grande ampleur en s’appuyant sur des partenaires internationaux.
La portée du financement dépasse donc la seule Guinée. Il peut devenir une référence pour d’autres États africains cherchant à mobiliser des ressources en faveur des routes, de l’énergie, de l’eau ou des infrastructures sociales.
La véritable réussite se mesurera toutefois sur le terrain. Les 196,8 milliards de FCFA mobilisés devront se transformer en kilomètres livrés, en coûts de transport réduits, en échanges commerciaux supplémentaires et en territoires durablement connectés.
Serge Mossi et Lamine Mohamed Seck ont contribué à ouvrir le financement. La prochaine étape sera de convertir cette ingénierie financière en impact économique tangible.
Patrick Tchounjo



