José Mepiaye place AFG Capital au cœur du retour historique du Gabon sur les marchés internationaux après une levée de 920 millions de dollars

Le 30 juillet 2026, le Gabon a retrouvé le chemin des marchés financiers internationaux avec une émission obligataire de 920 millions de dollars, soit environ 533 milliards de FCFA. Le pays visait initialement 750 millions de dollars. Une demande supérieure au milliard lui a permis d’augmenter le montant final, signe que la signature gabonaise conserve une capacité d’attraction auprès des investisseurs institutionnels.
Au centre de cette opération se trouve José Mepiaye, Directeur général d’AFG Capital. Mandatée comme conseiller financier exclusif du gouvernement gabonais, la banque d’affaires a accompagné l’État dans la préparation de son retour sur le marché international, la structuration de la transaction et la fixation de ses conditions définitives.
Cette levée consacre une étape importante pour Libreville. Elle marque également un changement d’échelle pour AFG Capital, désormais engagée sur le terrain exigeant du conseil souverain international.
Un retour très attendu sur les marchés internationaux
L’émission porte un coupon annuel de 9,375 % et une maturité de sept ans, avec une échéance finale en 2033. Elle prévoit également un différé d’amortissement de trois ans.
Cette architecture offre au Gabon une période durant laquelle le remboursement du principal est reporté. Elle permet ainsi de préserver temporairement la trésorerie publique et de donner aux investissements financés le temps de produire leurs premiers effets.
Le coupon rappelle néanmoins le prix de ce retour. À 9,375 %, le financement reste coûteux. Il traduit la prime de risque exigée par les investisseurs pour engager leurs capitaux sur la signature souveraine gabonaise.
L’opération est donc porteuse d’un double message. Le Gabon conserve un accès aux financements internationaux, mais cet accès suppose encore une rémunération élevée du risque.
José Mepiaye, pilote du mandat stratégique d’AFG Capital
Dans une émission souveraine, le rôle du conseiller financier dépasse largement la préparation d’une documentation technique. Il faut analyser les besoins de l’État, définir une stratégie de marché, coordonner les différentes parties prenantes et accompagner l’émetteur dans les arbitrages entre montant, maturité, coût et calendrier.
Sous la direction de José Mepiaye, AFG Capital a conduit ce mandat auprès du gouvernement gabonais. La banque d’affaires a travaillé aux côtés de Citigroup Global Markets et de Cygnum Capital, intervenus comme arrangeurs de l’opération. Le cabinet White & Case a assuré le conseil juridique de l’émetteur.
Cette répartition des responsabilités éclaire la portée du rôle d’AFG Capital. Les arrangeurs internationaux ont organisé le placement des titres auprès des investisseurs. AFG Capital, pour sa part, a défendu les intérêts financiers et stratégiques de la République gabonaise tout au long du processus.
Pour José Mepiaye, cette transaction constitue une démonstration de capacité. Elle positionne son institution parmi les acteurs africains capables d’accompagner des États dans des opérations complexes, réalisées selon les standards des grands marchés internationaux.
Une levée supérieure de 170 millions de dollars à l’objectif initial
Le Gabon recherchait initialement 750 millions de dollars. Le montant finalement fixé à 920 millions représente une augmentation de 170 millions de dollars, soit près de 23 % de plus que l’objectif annoncé.
Cette capacité à relever le montant traduit une demande suffisamment solide pour absorber une émission plus importante. Elle montre également que les investisseurs ont trouvé un équilibre acceptable entre le rendement proposé et le risque associé au pays.
La sursouscription ne doit cependant pas être confondue avec une approbation sans réserve de la trajectoire économique gabonaise. Les investisseurs internationaux recherchent d’abord une rémunération adaptée au risque. Leur présence confirme une ouverture du marché, mais elle impose en retour une discipline budgétaire durable.
Le véritable test commencera au moment de l’utilisation des fonds et se poursuivra jusqu’au remboursement final des titres.
Financer les investissements et apurer les arriérés
Le produit net de l’émission doit être affecté au financement des investissements publics et au règlement d’une partie des arriérés de l’État, conformément aux orientations de la loi de finances rectificative pour 2026.
Les projets liés à l’eau, à l’énergie et aux infrastructures peuvent produire des effets économiques importants. Ils améliorent les conditions de vie, réduisent les contraintes pesant sur les entreprises et renforcent les capacités productives du pays.
Le paiement des arriérés répond à une autre urgence. Lorsqu’un État accumule des dettes envers ses fournisseurs, il fragilise la trésorerie des entreprises, ralentit l’investissement privé et détériore la confiance dans la commande publique. Leur apurement peut donc réinjecter des liquidités dans l’économie nationale.
Mais une dette internationale coûteuse ne peut durablement servir à compenser des déséquilibres récurrents. Pour que l’opération produise un bénéfice structurel, les ressources mobilisées devront être orientées vers des projets capables de générer de la croissance, des recettes et une amélioration mesurable de la qualité des services publics.
AFG Capital entre dans une nouvelle dimension
Cette émission représente également une étape stratégique pour AFG Capital.
En intervenant comme conseiller financier exclusif d’un État sur une transaction internationale de 920 millions de dollars, l’institution renforce sa crédibilité dans le conseil souverain, la structuration de dette et les opérations transfrontalières.
La transaction a aussi une portée particulière pour la place financière internationale de Maurice, où AFG Capital est agréée comme banque d’investissement. Elle illustre la montée en puissance de cette juridiction comme plateforme de structuration pour les financements africains.
Pour José Mepiaye, l’enjeu consiste désormais à convertir cette référence en positionnement durable. Une grande opération peut ouvrir des portes, mais seule la régularité des mandats, la qualité de l’exécution et la confiance des États et des investisseurs construisent une véritable franchise de banque d’affaires.
De la réussite financière à l’impact économique
Le Gabon a réussi son retour sur les marchés. Il a mobilisé davantage que prévu, obtenu une maturité de sept ans et sécurisé trois années de différé sur le remboursement du principal.
Mais la réussite économique ne se mesurera pas au montant levé.
Elle dépendra de la qualité des investissements réalisés, de la réduction effective des arriérés, de la maîtrise des finances publiques et de la capacité du pays à honorer ses échéances sans créer de nouvelles tensions budgétaires.
Sous la direction de José Mepiaye, AFG Capital a contribué à rouvrir l’accès du Gabon aux capitaux internationaux. Le prochain chapitre appartient désormais à l’État : transformer ces 920 millions de dollars en infrastructures, en confiance et en croissance durable.
Patrick Tchounjo



