Bénin : la BEI étudie 63 millions d’euros pour moderniser le réseau électrique
Une fiche publiée le 30 octobre présente un financement BEI envisagé de 63 millions d’euros pour le réseau béninois. Le projet demeure à l’examen.
La Banque européenne d’investissement examine une contribution de 63 millions d’euros à un projet électrique estimé à 173 millions au Bénin. Publiée le 30 octobre 2026, la fiche de financement porte sur une opération encore en instruction.
Par Nora Kémi
Un besoin d’électricité peut être identifié sans que son financement soit bouclé. Au Bénin, la modernisation du réseau portée par la Société béninoise d’énergie électrique franchit une étape de visibilité avec la publication d’une fiche de projet de la Banque européenne d’investissement. Le montant envisagé par la BEI s’élève à 63 millions d’euros, pour un coût total approximatif de 173 millions.
La fiche datée du 30 octobre conserve le statut « à l’examen ». Ces chiffres ne décrivent donc ni un prêt signé ni des fonds décaissés. Ils précisent l’ordre de grandeur d’un montage qui reste soumis à instruction et à négociation.
Une contribution qui laisserait d’autres ressources à réunir
Le concours envisagé représente environ 36,4 % du coût total indicatif. Par différence, près de 110 millions d’euros du coût resteraient à couvrir par d’autres ressources dans ce schéma. Cette soustraction ne constitue pas l’annonce d’un besoin non financé : la fiche ne permet pas d’établir ici le statut de chaque autre contribution.
L’opération doit soutenir des investissements du plan directeur béninois de transport et de distribution de l’électricité à l’horizon 2045, approuvé en janvier 2026. Le périmètre annoncé concerne 750 localités dans les départements du Mono, du Couffo et du Borgou, avec un objectif d’accès pour environ 600 000 personnes et d’amélioration de la fiabilité du service.
Le réseau comme condition de l’activité économique
Pour une entreprise, la qualité de l’alimentation électrique influe sur l’utilisation de ses machines, la conservation de ses produits et la prévisibilité de ses charges. L’analyse économique du projet dépasse ainsi le seul nombre de branchements : un raccordement doit pouvoir déboucher sur un service suffisamment fiable pour soutenir l’investissement productif.
Ce résultat dépendra des ouvrages réalisés, de leur exploitation et de leur entretien. Les objectifs figurant dans la fiche ne peuvent être traités comme des bénéfices déjà constatés. Aucun gain chiffré de productivité ou d’emploi n’est établi par cette seule annonce.
Approbation, signature et décaissement restent des étapes distinctes
La procédure de la BEI distingue l’examen d’un projet, son approbation, la signature du contrat puis les décaissements sous conditions. L’inscription dans le portefeuille des investissements envisagés n’engage pas la banque à financer l’opération. Le taux, la durée et les autres paramètres contractuels ne sont pas précisés dans les éléments consultés.
Pour les décideurs, le dossier sera donc à suivre à travers ses prochains jalons financiers et opérationnels. Il complète les questions de financement de long terme au Bénin et de mobilisation des banques de développement pour l’énergie. À ce stade, l’information nouvelle est celle d’un financement étudié et documenté, dont la concrétisation reste à confirmer.
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